Egon Interview
Comment
t'est venu ta passion pour la musique ?
Dans ma famille on a toujours écouté beaucoup de musique,
ma mère est professeur de piano, mon père est un grand collectionneur
de disques, il m'emmenait dans les mmagasins de disques d'occasion quand
j'étais petit. J'ai toujours vécu dans la musique. Je me suis
interessé au hiphop à dix ou onze ans, et de mon amour pour
le hiphop a découlé tout le reste. J'ai vingt-trois ans aujourd'hui.
Peux
tu nous expliquer en quoi consistait ton émission The Origins of
Hip Hop ?
C'est la première émission de radio que j'ai faite et qui
parlait de funk. Quand j'étais à l'université, j'étais
dans le sud des Etats Unis, à Nashville, Tenessee, et là bas
il y avait une très grosse radio universitaire. Je faisais d'abord
une émission hiphop avec Count Bass D qui est quelqu'un de très
important pour le rap de cette région. Ensemble on a commencé
à faire une émission où on mélangeait hiphop
et funk, en jouant surtout les morceaux qui ont été samplés.
C'était pour monter aux auditeurs d'où viennent les morceuax
de hiphop qu'ils connaissent. Au bout d'un moment Count Bass D et moi avons
pensé que ce serait une bonne idée de pouvoir parler avec
ces gens et les interviewer. C'était pendant ma seconde année
à la fac, et j'ai pu rencontrer plein de grands musiciens, notamment
toute la famille de James Brown : Fred Wesley, Bobby Byrd, Vicky Anderson,
Lyn Collins et des musiciens de soul-jazz comme Idris Muhammad, Melvin Sparks,
Grover Wilson. Progressivement on a poussé plus loin, avec des artistes
plus obscurs la troisième année.
Comment
faisais-tu pour les retrouver ?
Une fois qu'on avait décidé qui on voulait interviewer, on
commeçait un travail de détective. L'Amérique est très
grande, et il y a beaucoup de gens qui portent le même nom. C'était
parfois long mais on les a retrouvé en cherchant dans l'annuaire
téléphonique, ou par le biais d'autres anciens musiciens.
C'est plus difficile avec les plus obscurs. Le premier c'était Clyde
Stubblefield, le funky drummer de James Brown. Je savais juste qu'il vivait
à Madison, Wisconsin, j'ai appelé les renseignements, j'ai
demandé les numéros de tous les Clyde Stubblefield, ils m'ont
dit "il n'y a qu'un numéro", et voila ! J'ai fait l'interview
et il m'a dit qu'ils étaient restés amis avec Jabo Starks,
il m'a donné son numéro. Jabo m'a dit "je viens justement
de parler avec Fred Wesley, voilà son numéro". Par ce
genre d'association j'ai contacté beaucoup de monde.
Et
James Brown, tu as son numéro ?
James Brown veut pas qu'on le retrouve ! C'est vraiment dommage mais je
ne l'ai jamais interviewé. J'ai pourtant rencontré tous ses
musiciens. Je suis allé chez Bobby Byrd, j'ai passé un dimanche
dans sa maison à Atlanta, il est marié à Vicky Anderson,
tu savais ? Il était en convalescence après avoir été
opéré d'un cancer de la gorge. Et il était là
à fumer cigarette sur cigarette, il avait d'énormes lunettes
noires, une grosse chaine en or et il n'arretait pas de faire des blagues
! Meme si je n'ai pas rencontré James Brown je suis quand meme heureux
de toutes ces expériences. Tous ses musiciens ont des sentiments
partagés sur James, parce qu'il n'était pas un patron facile,
il avait de gros problèmes de drogue. Leur association avec James
Brown ne leur a pas laissé que des bons souvenirs. Jabo ou Clyde
ne lui ont pas adressé la parole depuis 25 ans.
Je
sais aussi que tu as aussi été DJ de Count Bass D...
Oui, en plus de cette émission on a fait deux maxis ensemble. J'ai
fait les scratches, et je l'ai aidé à enregistrer le deuxième,
je l'ai fait remixé par un ami à moi qui est un proche des
Beatnuts, V.I.C. et j'ai fait venir 7L & Esoteric à Nashville
pour qu'ils enregistrent avec Count.
Et
tu produis ?
Oui, le seul truc concret qui soit sorti c'est un remix de Looking Down
The Barrel Of A Gun pour Beastie Boys qui est sur leur DVD. Malheureusement
j'ai du arreter la prod parce que je n'ai pas le temps entre mes articles,
ma collection de disques et mon boulot à Stones Throw. C'est dommage
parce que c'est quelque chose que j'adorais, avant je ne faisais que ça
dès que je rentrais chez moi j'allumais le sampleur, je sortais une
pile de disques.
Ton
job à Stones Throw ?
C'est un petit label donc avec Chris (Peanut Butter Wolf) nos fonctions
sont interchangeables, on est producteurs, directeurs artistiques. Disons
juste label manager. Mais le seul qui ait un emploi spécifique c'est
Jeff Jank qui s'occupe de tout ce qui est visuel et design.
Quelle
était l'idée derrière la compilation Funky 16 Corners
? Tu devais aussi faire une compilation pour Ubiquity ?
C'est une autre compil' pour Ubiquity qui vient de sortir aussi, Jhonny
Freego !
Depuis très jeune je suis sensible à la musique des années
60 et 70, mon père en écoutait beaucoup. Avec Funky 16 Corners
je voulais faire une compilation qui soit légitime, c'est à
dire qu'on prenne soin de payer les musiciens, parce que les autres compilations
de funk, soit elles ne vont pas checher très loin parce qu'on retrouve
toujours les mêmes artistes, soit ce sont des pirates. Moi je voulais
une compilation de titres rares avec des informations sur l'histoire des
musiciens. Peanut Butter Wolf m'a dit OK, alors on est parti silloner l'Amérique
à la recherche de ces musiciens.
Ce
sont des musiciens que tu avais déjà rencontrés pour
l'émission, ou spécifiquement pour la compilation
?
Ce sont des gens que j'ai rencontrés au fils des ans. Quand je voyage
pour quelque raison que ce soit, à chaque fois j'essaye de trouver
le numéro des gens dont j'ai les 45t ou d'en savoir plus sur eux.
Certains je les ai interviewés pour l'émission, d'autres je
les ai contacté pour savoir s'ils avaient encore des disques à
vendre. Il y en a que j'ai juste rencontrés pour le plaisir. En fait
ce sont tous des gens que je connaissais déjà et finalement
ils sont sur la compil, mais il y en a peu que j'ai rencontré seulement
pour la compilation
Certains
musiciens comme James Boone ou James Bell jouent sur plusieurs titres, au
sein de groupes différents
Oui, surtout dans les 45t d'Indianapolis. C'est une de ces villes où
tous les groupes s'entendaient bien. Là bas tout le monde se connaissait.
J'ai mit du temps à comprendre que cette ville était un pole
musical important à l'époque. C'est pour ça qu'il y
a beaucoup de morceaux d'Indianapolis, et que la compil s'appelle The Funky
16 Corners, qui est le titre d'un tube local. Souvent les compilations ne
sont rien d'autre que des compilations alors que Funky 16 Corners est un
véritable album avec une véritable histoire derrière.
Quelle
est la réaction des gens qui ont enregistré un seul 45t dans
leur vie quand tu les appelle trente ans après pour les interviewer
?
Par exemple Ernie Vincent de Ernie & The Top Notes, quand j'étais
à la Nouvelle Orléans pour ma dernière année
de fac, j'ai rencontré Eddie Bo le pianiste, et par hasard je lui
parle de Ernie, et il me dit "Ah oui Ernie Vincent, il vit là
bas, va le voir" je ne connaissais même pas son nom. Au début
il ne m'a pas prit au sérieux, il ne voyais pas pourquoi je venais
lui parler de ce vieux disque, j'étais la toute première personne
à lui en parler. Son morceau avait déjà été
piraté sur les compilations française Pure. Je suis allé
chez lui, j'avais mon tourne-disque portable il m'a passé son disque
mais il ne me prennait toujours pas au sérieux, jusqu'à ce
qu'on sorte la compilation et qu'on le fasse venir jouer à Los Angeles
avec Breakestra.
Il
est toujours musicien ?
Oui, mais il ne fait plus de funk, Ernie joue du blues maintenant. Beaucoup
de ces musiciens de funk se sont tournés vers le blues aujourd'hui.
Que
penses tu des autres compilations de deep funk ? Celles de Keb Darge par
exemple qui lui aussi trouve des disques rares, mais ne paye pas les artistes.
Bien sur c'est un problème. Le truc avec Keb c'est que la musique
qu'il joue est tellement bien qu'on lui pardonne. Il éduque beaucoup
de gens à écouter de la bonne musique. Keb adore la musique.
J'aimerais qu'il soit un peu plus réglo en affaire. Mais maintenant
la plupart des labels qui sortent des compilations essaie vraiment de payer
les gens. Le pire, je dois bien avouer que c'est Nicolas de Soul Patrol.
Il ne recherche pas les ayant droits, ses pochettes sont horribles, il carricature
les noirs. Quand j'appelle Nicolas pour échanger des disques il comprends
très bien, il parle parfaitement anglais. Mais quand quelqu'un l'appelle
pour lui réclamer de l'argent, d'un seul coup il ne comprend plus
un mot d'anglais ! "Je ne comprends pas... Je ne comprends pas ce que
vous dites...". Nicolas est le pire, mais dans ce milieu on rencontre
plein de personnes malhonnêtes.
Stones
throw à l'origine était un label uniquement rap. Même
les premiers 45t de la série n'étaient pas des rééditions.
C'est vrai, Chris avait commencé une série de 45t hiphop,
et quand je suis arrivé il m'a dit "si tu a des 45t que tu veux
rééditer, allons y !". Ca a été une bonne
chose pour Stones Throw, certains se sont assez bien vendus comme celui
des Highlighters. Stones Throw est plus qu'un label hiphop, on fait aussi
du jazz avec Madlib, en dehors de mon projet, il y a les Breakestra. Funky
16 Corners est en quelques sortes une suite de l'album de Breakestra. Par
la suite on va certainement faire un sous label qui s'occupera des rééditions
uniquement. En ce moment on a pas mal d'opportunités pour ressortir
des albums qu'on aime vraiment, comme celui de Stark Reality, un excellent
groupe de funk-jazz psychadélique. On veut le sortir, mais sans qu'il
soit noyé au milieu du catalogue Stones Throw.
Juste
avant de travailler pour Stones Throw tu avais organisé à
Nashville les festivals Ultimate Breaks & Beats, où jouaient
des DJs qui ont moins de trente ans comme Shortkut aux cotés de musiciens
de soixante dix ans, dont Galt McDermott. Quelle sorte de public venait
à ces concerts ?
J'ai fait effectivement venir Galt Mc Dermott, Bernard Purdie, Weldon Irvine.
Je travaillais avec Galt qui a son label Kilmarock, c'est lui qui a composé
la comédie musicale Hair. Il joue toutes les semaines avec Bernard
Purdie et Bad Bascomb. Il m'a aidé à financer ce projet et
il est venu jouer ses titres les plus funky. C'était drole. Lootpack
ont joué aussi. C'est plutôt des hiphoppeurs qui sont venu
voir ces concerts, mais il y avait quelques personnes plus agées.
Surtout la première année quand Weldon Irvine est venu. Faut
pas oublier que c'était à Nashville, ce n'est pas vraiment
la ville où on s'attend à voir ce type de concert. Donc les
jeunes ont vu monter sur scène WIldon qui a 60 ans et il y a eu quelques
petits malins qui ont commencé à faire des sales commentaires,
mais quand il s'est mit à jouer il a bluffé tout le monde.
Il y avait mille personnes qui sont restées sur le cul. Ca valait
vraiment le coup.
J'ai
remarqué que tu joue surtout des morceaux avec des breaks, ou des
morceaux "samplables"...
Le public hiphop est plus récéptif aux breaks. C'est bizarre
mais il est habitué depuis des années à réagir
particulièrement aux breaks de batterie. Quand on a choisit les titres
qui iraient sur compilation il y avait moi, Peanut, Madlib et Cut Chemist,
on avait chacun notre CD, et on a voté, et ce sont les morceaux avec
des breaks qui ont gagné !
Evidemment,
Cut Chemist avait besoin des breaks pour faire son medley ! Mais toi tu
n'écoutes pas que des disques avec des breaks ?
Oh non, j'écoutes des trucs super bizarres ! J'aime beaucoup de chose,
de la musique asiatique, je préfère les chansons plutôt
que les breaks. Mais c'est indéniable qu'un bon break améliore
une bonne chanson.
Après
les musiques de film, le jazz, les illustrations sonores et les 45t, quelle
sera la prochaine tendance du crate digging ?
Tu sais je crois qu'il y a des cycles. Les tendances et les modes finnissent
par revenir. A la fin des années 80 le jazz était populaire
comme Gilles Peterson, à coté de ça le funk marchait
encore pas mal, Third Guitare et Leroy & The Drivers étaient
des disques qu'on jouait et qui reviennent à la mode aujourd'hui.
Ce sont des cycles, la différence c'est que les prix des disques
ont augmentés. Un 45t rare qui devrait valoir 100 dollars s'échange
aujourd'hui à 1000 dollars. Mais je ne sais pas ce qui pourrait être
la nouvelle folie des crate diggers, je crois qu'on a fait le tour.
Mais
il doit bien y avoir des breaks dans la country ?
(Rires) Oui, c'est vrai qu'il y a des disques de country avec de bons breaks,
mais il n'y a pas beaucoup de bon morceaux qu'on puisse jouer en club, et
avec lequel on puisse faire danser !
Mais
c'est pareil pour l'illustration sonore. La proportion de bons disques par
rapport aux disques pourris est infime...
Oui c'est vrai. Le pire avec l'illustration c'est que les disques sont anonymes.
Les 45t funk quand tu en achètes un, tu sais tout de suite si il
y a un bon titre sur une face, l'illustration tu peux avoir un bon morceaux
et quinze pourris. La meilleure série pour moi est française.
Tu connais Godchild, ça se sont des bon disques d'ilustration sonore.
Tu
peux nous parler du disque pour enfants que vous avez ressorti.
C'est drôle, Cut Chemist et moi étions en mission pour acheter
des disques, et il me raconte qu'il vient d'échanger avec Biz Markie
le disque où il y a la batterie de Pease Porridge de De La Soul.
Il me dit que l'original est un disque pour enfant de chez Melody House
et qu'il l'a échangé contre un 45t de rap. Deux semaines après
je suis dans un magasin de disques et je tombe sur un autre 45t sorti chez
Melody House, je l'écoute et celui là aussi est funky. Je
regarde la pochette et je vois que c'est cette femme Sharron Lucky et son
mari Harrel. Alors j'ai cherché sur internet et j'ai trouvé
un Harrel et une Sharron Lucky avec le même numéro de téléphone,
j'en ai déduit que c'étaient eux et qu'ils étaient
encore mariés. Je les ai appelés, elle m'a envoyé tous
ses disques, je l'ai interviewée pour mon émission, on a parlé
de l'aspect hiphop de ces disques pour enfants. Quand j'ai déménagé
en Californie j'ai fait écouter ces disques à Chris, il a
trouvé ça génial et bizarre et il a voulu les rééditer.
Mais
la pochettes est vachement sérieuse pour un disque destiné
aux enfants ! Si on m'avait offert un disque avec cette pochette quand j'étais
petit j'aurais fait des cauchemards !
(rires) Non ce n'est pas la pochette originale ! C'est Jeff qui a imaginé
ça et qui a mit le logo Stones Throw sur la chemise du moustachu.
C'était pour déconner, mais la musique est exatement celle
sortie à l'époque.
Tout
ces musiciens que tu as rencontré, que pensent ils du hiphop ?
Certains comprennent bien qu'on les samples, d'autres n'aiment vraiment
pas parce qu'ils ne sont pas payés. Par exemple Clyde et Jabo. Chaque
fois que Funky Drummer est samplé James Brown est payé, même
si c'est Clyde Stubblefield qui a imaginé ce break il ne possède
pas les droits du morceau. A coté de ça Galt McDermott accepte
très bien. Il s'en fout.
J'ai
même entendu dire qu'il avait vendu des vieux stocks de disques à
VIC.
Oui, venait tout le temps chez Galt. Juju, Lord Finesse connaissent bien
Galt, ils ont samplé ses compositions sans les déclarer, ça
ne lui pose aucun problème. David Axelrod est pareil. B+ (célèbre
photographe qui travaille pour Stones Throw et ami de David Axelrod) lui
a fait écouter l'album de Quasimoto, David a tout de suite entendu
qu'on l'avait samplé. B+ lui a dit qu'on avaitpas les moyens de le
payer, il a très bien compris.
Et
si les disques de David Axelrod sortent à nouveau aujourd'hui c'est
bien parce que des producteurs hiphop l'ont sample.
Bien sur, il en est totalement conscient. C'est grace aux rappeur qu'il
est devenu une légende. Il est reconnaissant aux rappeurs de l'avoir
sorti de l'anonymat. Galt a gagné tellement d'argent grace à
Busta Rhymes ! Il était éditeur à 50% et un des auteurs
d'un single plusieurs fois disque de platine (Whoo Ha ! Got You All In Checks).
Ca représente pas mal d'argent.
Et
c'est pas le seul de ses disques à avoir été samplé.
Les différentes versions de Hair ont été souvent utilisées...
Pour ceux qui l'ont déclaré il y a les Beastie Boys, Run DMC,
même MC Solaar a samplé la version française de Where
Do I Go. L'album où il y a Nouveau Western. Chaque fois qu'une reprise
de Hair est samplée, Galt est payé !
A
Stones throw vous n'avez jamais eu de problèmes de droit auteurs,
étant donné que vous ne déclarez pas les samples ?
Je touche du bois, mais non. Jusqu'à maintenant on n'a jamais eu
de problème. Si on vendait plus de disques on aurait des problèmes.
Mais quand tu commences à déclarer tous les samples ça
devient vite trop cher de faire le genre de disque qu'on fait.
C'est
ça qui a tué le rap. Tous ces producteurs de rap qui pensent
qu'il suffit d'avoir un clavier pour être un compositeur.
Ce ne sont pas des compositeurs, ils savent juste taper trois notes. Un
compositeur c'est quelqu'un comme François de Roubaix ou Serge Gainsbourg,
Alain Goraguer. Eux ce sont des compositeurs, pas les Neptunes ! Ils sont
incapable d'écrire une chanson. Tu veux un exemple de grande chanson
? Initiale B.B. Ca c'est une chanson, une de mes préférée,
point à la ligne.
Tes
5 morceaux français préférés ?
En un : Thème de La Horse, deuxième : un morceau de Godchild
dont j'ai oublié le nom avec de la harpe, très funky. Numéro
trois : mon morceau préféré de Serge, Requiem Pour
Un Con. En quatre : Caïn et Abel, une version française de Who's
Gona take The Weight, c'étaient des américains qui vivaient
en France, c'est sorti chez Epic France. Et cinquième : Manu Dibango
Soul Popcorn, il est africain mais c'est un disque français, c'est
le meilleur de Manu Dibango.
Et
tes albums préférés, tous genres confondus ?
5- La musique originale de Hair
4- Songs of Innocence de David Axelrod
3- Histoire de Mélody Nelson de Serge Gainsbourg
2- In The Jungle Groove de James Brown
1- euh... c'est quoi mon album préféré...
...euh,
Funky 16 Corners ?
Ahahaha, oui !
qu'on puisse jouer en club, et avec lequel on puisse faire danser !
Propos recueillis par SLurg